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Paris, le 13 mai 2003
La FIDH fait part de sa plus vive préoccupation après
l’attentat-suicide du lundi 12 mai 2003, qui a fait plusieurs
dizaines de victimes, des civils pour la plupart, à Znamenskoe
dans le Nord de la Tchétchénie.
La FIDH réitère à cet égard sa
condamnation absolue de tout acte de terrorisme. Les attentats
commis à l'encontre d'une population civile ne peuvent
trouver une quelconque justification et leurs auteurs et commanditaires
doivent être poursuivis en justice et sanctionnés,
dans le strict respect des normes universelles de protection
des droits de l'Homme.
Cet attentat, qui fait suite à celui du 27 décembre
dernier commis à Grozny, vient malheureusement rappeler
que, loin de la normalisation annoncée par le pouvoir
russe, au sortir d'un référendum qualifié
par la FIDH de "mascarade"(1), le conflit en Tchétchénie
se poursuit et continue de faire de nombreuses victimes, principalement
parmi la population civile. Depuis plusieurs mois notamment,
les enlèvements suivis de disparitions et d’exécutions
sommaires, perpétrés par les forces armées
russes, se sont multipliés.
Sans justice pour les victimes des crimes de guerre et des
crimes contre l’humanité commis en Tchétchénie,
sans négociation effective avec la partie tchétchène,
aucune solution politique viable ne saurait être envisagée.
Il est à craindre au contraire que ne se reproduisent
de tels actes, qui témoignent de l’impasse dans
laquelle se trouve aujourd'hui le dossier de la Tchétchénie.
La communauté internationale qui persiste dans un soutien
de plus en plus affiché à la politique «
anti-terroriste » des autorités russes, porte une
lourde responsabilité dans l’enlisement de ce conflit
et la poursuite des violations des droits de l'Homme.
(1) Rapport de la FIDH, mars 2003 : Tchétchénie,
La « normalisation » un discours de dupe –
Le référendum du 23 mars 2003 : la mascarade (suite)
Mars 2003
Tchétchénie
La
“normalisation” : un discours de dupe
Le référendum du 23 mars 2003 : la mascarade (suite)
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