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Paris, le 26 septembre 2003
La FIDH et la LDDHI ont appris que deux nouvelles condamnations
à mort viennent d'être prononcées en Iran
:
- Ramine Sharifi (27 ans) a été condamné
à la peine capitale le 7 septembre 2003 par le tribunal
révolutionnaire de Saghez, dans le Kurdistan iranien.
Arrêté le 8 juillet 2003, il était accusé
d'appartenir au PDKI (Parti démocratique du Kurdistan
d'Iran). Ramine Sharifi a vingt jours pour introduire un pourvoi
en cassation.
- Saïd Masouri (38 ans) a vu sa sentence récemment
confirmée par la Cour de cassation. Arrêtéen
janvier 2001, il est accusé d'avoir des contacts avec
les Moujahidines et a été condamné à
mort en juin 2002 par le tribunal révolutionnaire de
Téhéran.
Gholamhossein Kalbi, un autre prisonnier politique condamné
à mort pour des charges qui n'ont pu être confirmées,
est également détenu à la prison d'Evin,
où il se trouve dans le couloir de la mort avec Saïd
Masouri.
La FIDH et la LDDHI appellent les autorités iraniennes
à garantir à ces personnes le droit à un
procès équitable. Par ailleurs, elles réitèrent
leur appel aux autorités iraniennes pour qu'un moratoire
soit adopté sur les exécutions de la peine capitale,
avec pour objectif final de l'abolir.
Nos organisations demandent à l'Union européenne
d'entreprendre des démarches concernant ces dernières
condamnations à mort, dans le cadre des lignes directrices
de l'Union européenne sur la peine de mort.
Contact presse : + 33 1 43 55 25 18/ 14 12 |