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Paris, le 20 mars 2003
Ce jour à 2h35 T.U., le Président des Etats-Unis
d'Amérique a déclenché une opération
armée contre l'Irak. Ce faisant, il a placé son pays
hors la loi internationale. Aucune base légale ne peut justifier
un tel recours à la force, ni la charte des Nations Unies,
ni les résolutions du Conseil de Sécurité.
Au contraire, l'opération unilatérale des Etats-Unis
et des quelques pays qui la soutiennent est en contradiction flagrante
avec les prescriptions du droit international.
La FIDH condamne avec force l'opération en cours. Elle souligne
que les états impliqués engagent leur responsabilité
internationale, et les personnels engagés – quels que
soient leurs rangs - engagent leur responsabilité pénale
individuelle au regard des crimes internationaux qui seraient commis.
Le droit fondamental des populations irakiennes à être
libérées de la terreur et de la misère a été
trop longtemps ignoré et doit être entendu. Il ne peut
justifier le recours par un ou plusieurs Etats à des moyens
illégaux. Les Nations unies doivent d'urgence retrouver leur
rôle central et mettre en oeuvre la plénitude de leurs
attributions pour le règlement de cette crise.
La FIDH réitère en conséquence l'appel qu'elle
a lancé le 18 mars 2003 en faveur de la convocation d'urgence
d'une session spéciale de l'Assemblée Générale
aux fins de condamner l'opération armée en cours sous
la direction des États Unis, et d'adopter toutes mesures
utiles à la sortie de la crise et à la reconstruction
de l'Irak.
La FIDH et son affiliée française la Ligue des droits
de l’Homme et du citoyen (LDH) appellent à la manifestation
contre la guerre en Irak, prévue ce jeudi 20 mars 2003, à
18h30, place de la Concorde à Paris. |