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Paris, le 06 mars 2003
Sico,
Solidaires des Israéliens contre l'occupation,
Amnesty international, la Fédération internationale
des Ligues des Droits de l'Homme
et la Ligue des Droits de l'Homme ,
appellent
à une manifestation de solidarité avec deux objecteurs
israéliens qui vont être déférés
devant la cour martiale. Jonathan Ben Artzi, en prison depuis
le 8 août et Haggai Matar, incarcéré depuis
le 23 Octobre, font partie des 350 lycéens de 15 à
18 ans ayant déclaré à ce jour qu'ils refuseraient
d'effectuer leur service militaire. Ces jeunes gens sont soit
des pacifistes, soit des objecteurs de conscience "sélectifs"
qui refusent de servir dans les territoires occupés .
Alors que 13 autres jeunes objecteurs sont actuellement en prison,
Jonathan et Haggaï seront les premiers objecteurs israéliens
déférés devant la cour martiale et risquant
des peines très lourdes.
Depuis deux ans,le nombre d'objections de conscience déclarées
n'a pas cessé d'augmenter en Israël. En 2002, 216
lycéens avaient déclaré leur refus dans
une lettre adressée au premier Ministre Ariel Sharon:
"
L'Etat d'Israël commet des crimes de guerre et foule les
droits de l'homme en détruisant des villes et des villages
palestiniens, en les expropriant de leurs terres, en détenant
et en exécutant sans jugement, en conduisant des opérations
de destruction massives de maisons, d'entreprises, d'institutions
publiques; par les pillages, les bouclages, les couvre-feux
, la torture, en empêchant que soient administrés
des soins médicaux, en construisant et en agrandissant
les colonies."
Jusqu'à
présent les objecteurs étaient déférés
devant une commission militaire chargée de juger selon
des critères vagues de l'authenticité de leur
objection. Israël refuse toujours de leur accorder un statut
légal et fait pression pour qu'ils renoncent à
déclarer leur refus.
Les objecteurs
affirment que le refus d'une occupation illégitime entraînant
nécessairement des actes contraires aux traités
internationaux ratifiés par l'ensemble de la communauté
internationale, y compris par Israël, n'est pas contraire
à l'intérêt de leur pays. Ainsi que l'a
déclaré Matania Ben Artzi, père de Jonathan:
"
Ils se battent pour la justice et pour leur pays que l'occupation
conduit irrésistiblement à la perte de ses valeurs."
Rappelant
que la justice est indivisible, nous réclamons la libération
immédiate de Jonathan Ben Artzi et de Haggaï Matar.
Nous exigeons que soit reconnu leur droit à l'objection
de conscience comme le stipule l'article 18 du Pacte International
relatif aux Droits Civils et Politiques ( PCDCP) signé
par l'Etat d'Israël.
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