Paris
le 18/02/2003
APPEL
CONTRE l'IMPUNITE
La
République française accueille les participants
au 22 ème sommet France-Afrique. Parmi les chefs d'Etats
africains présents, nombreux sont ceux qui sont parvenus
au pouvoir ou s'y sont maintenus par la violence, la répression,
la torture, les atteintes systématiques aux droits
Humains, le déni de l'Etat de droit, les enlèvements
et les assassinats, la corruption, le pillage...
La
FIDH, avec son affiliée française la Ligue des
droits de l'Homme et citoyen (LDH), ainsi que l'ensemble de
ses organisations membres du continent Africain (l'Observatoire
Congolais de défense des droits de l'Homme, l'Association
mauritanienne des droits de l'Homme, les Ligues Tunisienne et
Tchadiennes des droits de l'Homme,
etc), vous invitent
à un rassemblement :
devant
le Mur Pour la Paix
Champs de Mars, M° Ecole Militaire
Le mardi 18 février 2003
A 15h00
En
présence des parrains et marraines de la FIDH :
Les victimes et responsables des organisations prendront successivement
la parole
Si rien
ne filtre aujourd'hui sur le sommet France Afrique qui doit
se dérouler du 19 au 21 février 2003, celui-ci
s'annonce comme une vaste opération économico-diplomatique,
sur fond d'un éventuel conflit dans le Golfe. 52 chefs
d'Etats ou de gouvernements ont été invités
à participer à ce sommet dont le thème
est : " L'Afrique et la France ensemble pour un nouveau
partenariat ". Il est particulièrement difficile
de savoir quels seront les invités présents. Nombre
d'entre eux ne sont pas exempts de reproches, et leurs victimes
tiennent à leur rappeler qu'elles n'ont pas oublié
les crimes qu'elles ont subis.
Selon Sidiki Kaba, président de la FIDH " La France
a toujours su tirer profit de ses relations avec ses anciennes
colonies, ainsi qu'avec les pays qu'elle a su capter dans sa
sphère d'influence. Et l'ambiguïté qui a
souvent prévalu dans ces liens économiques et
diplomatiques a consacré pendant longtemps l'un des pires
fléaux du continent africain, à savoir l'impunité.
Mais les temps changent et la justice française a su
montrer, en prenant des décisions sur le fondement de
la Compétence universelle, (affaire Ely Ould Dah pour
la Mauritanie, affaire dite du " Beach " pour le Congo
Brazzaville,
) que les bourreaux ne sont plus à
l'abri de poursuite, voire d'un jugement."
Les rapports entre l'ancienne " Métropole "
et les pays du continent Africain doivent évoluer en
profondeur, en intégrant, comme une priorité absolue,
le respect des normes universelles des droits de l'Homme. Déjà,
de nombreux progrès ont été effectués,
qui ont permis d'accompagner des transitions démocratiques,
dont certaines auraient pu sembler impensables il y a seulement
10 ans. Mais les autorités concernées doivent
aller plus loin, et répondre aux exigences de vérité
et de justice des victimes. Il n'y a pas de paix durable, de
démocratie, de développement, sans justice.
Le rassemblement
sera précédé d'une conférence de
presse à 13h00 au Centre d'accueil de la presse étrangère,
à 13h00, au cours de laquelle le point sera fait notamment
par les victimes, sur les progrès et obstacles de la
lutte contre l'impunité. Un appel contre l'impunité
au sommet France Afrique sera lancé .
Conférence
de presse :
" Sommet France Afrique : un appel contre l'impunité
! "
CAPE (Maison de la Radio), à 13h00 le même jour
116 Avenue du Président Kennedy
75116 Paris
Intervenants
:
Patrick Baudouin, avocat, président d'honneur de la
FIDH
Driss El Yazami, Secrétaire Général de
la FIDH, Vice-président de la LDH
Dobian Assingar, Président de la Ligue tchadienne des
droits de l'Homme
Mohamed Baba, Victime (Mauritanie)
Ousmane Dia, victime et président de l'OVCIDH (Mauritanie)
Khémaïs Chamari, chargé de mission de la
FIDH (Tunisie)
Christian Mounzeo, Observatoire congolais des droits de l'Homme
(République du Congo)
Benjamin Touangamani, Fédération de la diaspora
congolaise
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