Exécution sommaire du journaliste Jean Hélène :
la FIDH demande une enquête indépendante

Paris, le 22 octobre 2003 - La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) est consternée par le meurtre du journaliste Jean Hélène, correspondant de Radio France Internationale (RFI) à Abidjan, Côte d'Ivoire, le 21 octobre 2003. La FIDH condamne cet acte avec la plus grande vigueur.

La FIDH tient à adresser ses plus sincères condoléances à la famille de M. Jean Hélène.

La FIDH considère que cet acte est caractéristique d'une exécution sommaire, conformément aux définitions données par les Nations unies et par la Rapporteuse spéciale sur les exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU.

M. Jean Hélène a été tué par un policier, alors qu'il attendait, devant les locaux de la direction générale de la police nationale, de pouvoir interroger onze opposants politiques qui devaient être libérés le jour-même. Un membre des forces de police aurait signalé la présence du journaliste à ses supérieurs, et quelques instants plus tard, un policier lui a tiré une balle dans la tête. Le policier a été placé en garde à vue.

La FIDH rappelle qu'il est de la responsabilité des autorités ivoiriennes de garantir la sécurité des personnes, conformément à l'article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et le respect de la liberté d'information visée à l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par la Côte d'Ivoire.

La FIDH demande aux autorités ivoiriennes de faire toute la lumière sur ce meurtre dans les plus brefs délais et de saisir la justice pour qu'une enquête indépendante des services de police soit conduite afin que le ou les auteurs et responsables de ce meurtre puissent être effectivement sanctionnés conformément aux dispositions internationales relatives aux droits de l’Homme. La FIDH demande en outre aux autorités de mettre en oeuvre et veiller à l'application des Principes de base de l'ONU sur le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois. Enfin, la FIDH saisi les mécanismes compétents de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU.

Home Ce qu'il faut savoir
HOME | PRESENTATION | NEWS | ARCHIVES | AFRIQUE | AMERIQUES | ASIE | EUROPE | MAGHREB / MOYEN-ORIENT
DEFENSEURS | JUSTICE INTERNATIONALE | MONDIALISATION | DROITS DES FEMMES | ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES
SUPPORT | LA LETTRE | ABONNEMENT | LINKS | E-MAIL