| Paris, le
21 novembre 2003
La Fédération internationale des ligues des droits
de l'Homme (FIDH), en partenariat avec la Ligue burundaise des
droits de l'Homme ITEKA, publie ce jour un rapport dans le cadre
de son programme de coopération juridique: “Burundi:
une justice en construction”. (http://www.fidh.org/afriq/rapport/2003/bi368f.pdf).
Le rapport met en évidence des avancées notables
vers l'instauration d'un Etat de droit, et particulièrement
l'initiation d'un important chantier législatif en matière
judiciaire. On peut citer à cet égard la mise
en place des institutions de transition et la présidence
tournante. Ainsi, depuis le 1er mai 2003, c'est M. Domitien
Ndayizeye qui assure la présidence du pays.
Cependant, il est impératif de mettre un terme aux affrontements
dans les plus brefs délais afin de créer un climat
propice à la réconciliation nationale.
A cet égard, la FIDH appelle le Parti pour la libération
du peuple hutu-Forces de Libération du Peuple National
(Palipehutu-FNL), à participer aux négociations
en vue d'aboutir à un cessez-le-feu définitif,
effectif et global.
La FIDH recommande aux autorités de poursuivre la mise
en oeuvre des réformes judiciaires prévues par
l'accord d'Arusha, notamment la loi sur la création d'une
Commission d'enquête judiciaire internationale. La FIDH
les appelle au surplus à relancer dans les plus brefs
délais le processus d'adoption du projet de loi relatif
à la ratification du Statut de la Cour pénale
internationale, qui avait été adopté par
l'Assemblée Nationale de transition le 22 avril 2003.
La FIDH demande par ailleurs aux autorités gouvernementales
et à tous les acteurs de la rébellion de se conformer
au droit international humanitaire. |