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Paris,
le 25 octobre 2002
La Fédération
internationale des ligues des droits de l'Homme a appris par
voie de presse hier, que le comité d'organisation du
Colloque international sur le terrorisme qui se tiendra à
Alger du 26 au 28 octobre prochains, avait annoncé la
participation de la FIDH à cette rencontre au cours d'une
conférence de presse.
Dans une
lettre adressée au Premier Ministre algérien,
le 18 septembre dernier, le Président de la FIDH se voyait
contraint de décliner l'invitation à prendre part
au colloque international sur le terrorisme en raison du refus
persistant des autorités algériennes à
reprendre un dialogue exhaustif avec la FIDH.
En effet,
depuis mai 2000, la FIDH a sollicité à cinq reprises
les autorités algériennes pour qu'elles l'autorisent
à se rendre en Algérie sans jamais recevoir de
réponse. En outre, le Président de la FIDH, a
été déclaré persona non grata en
Algérie, alors qu'il était invité à
participer à une conférence indépendante
sur les droits de l'Homme. La FIDH ne peut que constater, pour
la déplorer vivement, la volonté des autorités
algériennes de ne pas reprendre le dialogue avec elle.
Dans sa
lettre au Premier Ministre, la FIDH indiquait néanmoins
qu'elle serait disposée à participer au colloque
sur le terrorisme si elle pouvait rencontrer, à cette
occasion, les plus hautes autorités algériennes,
ainsi que les acteurs de la société civile. La
FIDH précisait, qu'il lui serait nécessaire à
cette fin, d'obtenir un visa pour deux à trois semaines
à compter du 15 octobre 2002.
Devant le
silence des autorités algériennes à la
suite de ce courrier, la FIDH se voit contrainte de ne pas se
rendre en Algérie à l'occasion du présent
colloque. En tout état de cause, la FIDH n'a jamais précisé
aux organisateurs qu'elle souhaitait être présente
au colloque sans " participer en tant qu'intervenante ".
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