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Paris,
le 23 septembre 2002
La FIDH
exprime sa consternation devant la nouvelle mutinerie commencée
jeudi dernier en Côte d'Ivoire, et la tentative de putsch
qui semble en avoir découlé. Elle dénonce
avec vigueur les graves violences qui les ont accompagnées.
Elle rappelle en outre son attachement indéfectible aux
principes démocratiques et condamne avec la plus grande
fermeté les modes d'accession au pouvoir pratiqués
hors de toute légalité constitutionnelle. La FIDH
demande que toute la lumière soit faite sur les exécutions
qui ont été pratiquées, et le cas échéant,
sur les arrestations et détentions liées à
ces événements.
Les incidents récents peuvent être lourds de conséquences
pour la Côte d'Ivoire et les populations qui y vivent.
La chasse aux étrangers dans les quartiers d'Abidjan
en est une illustration. La situation économique et politique
du pays ne pourra que s'en trouver aggravée et entraîner
de plus grandes difficultés de vie quotidienne pour tous
les habitants de la Côte d'Ivoire. Une nouvelle déstabilisation
de ce pays pourrait également comporter des conséquences
dramatiques pour toute la sous-région.
La FIDH appelle les parties concernées à ranger
leurs armes et exhorte les autorités à ne pas
se laisser entraînées par la logique militaire,
qui conduit immanquablement à la répression et
à la violence. Elle rappelle en outre que toute la lumière
devra être faite sur les violences commises afin d'empêcher
qu'elles se réitèrent. A cet effet, la FIDH demande
l'organisation d'une commission internationale d'enquête
qui devra faire la lumière sur les violations des droits
de l'homme de ces derniers jours. Les auteurs de ces exactions
doivent être jugés afin que les populations de
Côte d'Ivoire puissent reconstruire un pays libre, démocratique
et tolérant.
Enfin, la FIDH demande aux autorités ivoiriennes de privilégier
une solution politique pour sortir de cette nouvelle crise,
et donner des gages de cette volonté en organisant une
protection effective de tous les étrangers, occidentaux
ou non, résidant en Côte d'Ivoire et qui pourraient
être menacés par les différents protagonistes.
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