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Paris,
le 15 novembre 2001
La FIDH
exprime ses vives préoccupations quant au décret
pris par George W. Bush, le 14 novembre, instaurant une commission
militaire spéciale pour juger les auteurs présumés
"de participation à des actes terroristes ou de
soutien au terrorisme".
Juridiction
d'exception, la commission militaire spéciale suscite
de nombreuses inquiétudes quant à son fonctionnement,
sa composition et donc son indépendance et son impartialité.
L'exemplarité
du procès implique au contraire une transparence de la
procédure et le respect des droits fondamentaux de la
défense, conditions qui ne sont pas réunies en
l'espèce. Cette initiative unilatérale, qui ne
requiert pas l'approbation du Congrès, est également
susceptible de porter atteinte au droit légitime des
victimes d'être représentées.
Il est donc
essentiel pour préserver le caractère exemplaire
de la répression des auteurs des actes terroristes de
garantir un procès véritablement équitable
ce qui implique en tout état de cause le rejet de la
mise en place d'une juridiction militaire.
L'exigence
de justice doit l'emporter sur la tentation de la vengeance.
La FIDH
rappelle que la répression nécessaire des actes
terroristes ne doit pas, sauf à faire le jeu de leurs
auteurs, s'affranchir du respect des principes universels de
protection des droits de l'Homme et du cadre de la légalité
internationale.
Cela passe
prioritairement par l'arrestation et le jugement des auteurs
des attentats du 11 septembre par une juridiction de droit commun,
indépendante et impartiale.
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