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Paris,
le 19 Septembre 2001
La Fédération
internationale des ligues des droits de lHomme (FIDH)
condamne vigoureusement les conditions dans lesquelles se sont
déroulées les procès à Likasi en
République démocratique du Congo. En effet, la
Cour dordre militaire (COM) de Likasi a prononcé
des peines extrêmement sévères à
lencontre des personnes jugées dans le cadre de
lassassinat de Laurent Désiré Kabila et
de la tentative présumée de coup dEtat contre
son fils, Joseph Kabila.
Ainsi, huit
personnes ont été condamnées à la
peine capitale : Wozango, Kesangana, Gerengbo, Iluku, Kpakasa,
Koyekwe, Ngato Jean, Yagba. En outre, trois personnes devront
purger une peine de 15 ans de prison, treize ont été
condamnées à 10 ans de détention et huit
autres à 8 ans.
Sagissant
des condamnations à la peine capitale, la FIDH réaffirme
son opposition à lexécution dune telle
sentence, et ce dautant plus fermement quelle considère
que les conditions dun procès juste et équitable
nont jamais été réunies à
Likasi.
En effet,
les avocats de la défense nont pu accéder
au dossier quà la veille de louverture du
procès. En outre, la plupart des personnes jugées
ont été initialement arrêtées pour
faire pression sur des personnes en fuite et sur lesquelles
pesaient de forts soupçons.
Par ailleurs,
la Cour dordre militaire est une juridiction dexception.
A ce titre, les personnes condamnées dans le cadre de
ces procès ne disposent daucun moyen de recours
contre les décisions dont ils sont lobjet.
La FIDH
considère que les décisions de la Cour d'ordre
militaire sont arbitraires. Elle demande que les garanties dun
procès juste et équitable soient réunies,
et notamment que des voies de recours soient offertes aux personnes
condamnées, conformément aux engagements internationaux
librement souscrits par la RDC.
La FIDH
exige enfin la dissolution immédiate de ces juridictions
dexception, condition à la mise en uvre dun
dialogue effectif pour la construction dun
Etat de droit.
Contact
presse : Gaël Grilhot (33-1) 43 55 25 18
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