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La Fédération internationale des ligues des droits
de l'Homme tient à exprimer sa consternation à
la suite des propos tenus par M. Silvio Berlusconi, Président
du Conseil italien, le 26 septembre 2001 en Allemagne.
La référence à "la suprématie"
et à la "supériorité de la civilisation
occidentale" relève de positions racistes.
L'avis de M. Berlusconi selon lequel il faut "occidentaliser
le monde" est contraire aux valeurs défendues par
la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
En outre, par cette déclaration, M. Berlusconi se désolidarise
de la position des chefs d'Etats et de gouvernements européens
qui, le 21 septembre, se sont prononcés contre "tout
amalgame ou toute assimilation entre les groupements terroristes
et fanatiques, et le monde arabo-musulman".
Dans le contexte actuel, les propos de M. Berlusconi revêtent
une dimension particulièrement intolérable. On
attend des Etats membres de l'Union européenne qu'ils
se fassent les premiers défenseurs d'un ordre mondial
basé sur le respect des valeurs démocratiques,
de l'Etat de droit et de la diversité culturelle.
La FIDH demande que le gouvernement italien présente
dans les plus brefs délais des excuses pour les propos
tenus.
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