A l'occasion
de la sortie du rapport de la mission d'enquête sur la
situation des droits de l'Homme en Irak, vous êtes invités
à une :
Alors qu'aucune
ONG ne peut se rendre en Irak pour y enquêter sur les
violations des droits de l'Homme commises de manière
massive et systématique par le régime de Saddam
Hussein, Human Rights Alliance France/ Coalition pour la Justice
en Irak et la Fédération Internationale des Ligues
des Droits de l'Homme ont recueilli l'été dernier
les témoignages de dizaines de réfugiés
et demandeurs d'asile irakiens en Jordanie et en Syrie, deux
pays où l'afflux de réfugiés irakiens est
particulièrement important et régulier. Ces témoignages
lèvent le voile sur les violations les plus récentes
perpétrées dans ce pays fermé.
Les informations
réunies et les révélations faites par certaines
des personnes interrogées sont éloquentes sur
la violence de la répression contre la population irakienne.
Recueillies notamment auprès d'hommes et de femmes ayant
fui l'Irak récemment, ces informations apportent un éclairage
sur des manifestations récentes et particulièrement
féroces de la politique de terreur poursuivie par Saddam
Hussein. Elles font l'objet d'un rapport de plus de quarante
pages qui sera rendu public ce vendredi 14 décembre.
Ce rapport,
intitulé " Irak : une répression intolérable,
oubliée et impunie ", énumère les
éléments constitutifs du régime irakien
: l'absence totale du respect des droits de l'Homme, le culte
de la personnalité, le règne de la violence et
de la terreur planifiées, etc. Sous ce régime,
la population irakienne subit tout l'arsenal possible de la
répression : entraînement militaire des enfants,
arrestations et détentions arbitraires, traitements inhumains
et dégradants, exécutions, disparitions forcées
et involontaires, nettoyage ethnique et déportation,
corruption, etc.
Le rapport
met particulièrement l'accent sur les violations dont
sont victimes les femmes en Irak. Il fait notamment état
d'une campagne de décapitations de femmes lancée
en juin 2000 et poursuivie jusqu'à la date d'arrivée
en Syrie ou en Jordanie des interlocuteurs de la FIDH et de
Human Rights Alliance France/ Coalition pour la Justice en Irak.
Les deux ONG ont pu établir une liste nominative de 56
femmes décapitées. Mais plusieurs témoins
ont relaté d'autres exécutions sans pouvoir nommer
les victimes, dont le nombre dépasse donc largement cette
évaluation.
Les conclusions
et recommandations de ce rapport seront rendues publiques à
l'occasion de cette conférence.
Intervenants
:
Driss El Yazami, Secrétaire général
de la FIDH
Bakhtiar Amin, Directeur, HRA/CJI