| Paris
le 3 décembre 2001
La FIDH
exprime son horreur et sa consternation après les attentats
perpétrés en Israël les 1er et 2 décembre
2001 et qui se soldent par la mort de plusieurs dizaines de
victimes et des centaines de blessés.
La FIDH condamne avec la plus grande vigueur de telles méthodes
dont les populations civiles sont les premières victimes
et que rien ne saurait justifier.
La FIDH
exprime ses condoléances aux familles des victimes.
Elle appelle
avec force l'Autorité palestinienne à mettre en
uvre toutes les mesures nécessaires, et conformément
aux normes universelles de protection des droits de la personne,
pour que les commanditaires et autres auteurs de ces attentats
soient arrêtés et traduits en justice.
La FIDH
appelle le gouvernement israélien à se conformer
strictement à ses obligations internationales et en particulier
au droit humanitaire dans le cadre des mesures prévisibles
de réaction à ces attentats.
La FIDH
demande en outre avec vigueur au gouvernement israélien
de mettre un terme aux exécutions sommaires et autres
violations systématiques des droits de l'Homme inhérentes
à l'occupation, qui ne servent en réalité
qu'à alimenter le cycle de la haine, du ressentiment
et, au bout du compte, de la violence et du désespoir
des deux peuples.
La FIDH
lance un appel aux plus hautes autorités concernées
afin que la logique de la violence et des représailles
cède enfin le pas à la logique du dialogue et
de la responsabilité, seule à même d'assurer
aux peuples israélien et palestinien leur droit à
exister dans la sécurité et coexister dans le
respect mutuel. A cette fin, la FIDH invite le gouvernement
israélien et l'Autorité palestinienne à
reprendre immédiatement et sans autre condition le dialogue
sur la base des pourparlers et avancées de Camp David
et de Taba.
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