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Paris,
le 7 mai 2001
La FIDH
a saisi aujourd'hui le Procureur de la République près
le Tribunal de Grande Instance de Paris d'une plainte pour crime
contre l'humanité.
Elle considère
que "le caractère systématique, généralisé
et institutionnalisé (participant d'un plan concerté)
des crimes commis en Algérie ressort clairement",
et notamment, de l'ouvrage publié par le Général
Aussaresses, "Services spéciaux, Algérie
1955-1957".
Le juge
français non seulement est compétent mais a, en
outre, l'obligation de réprimer les auteurs de tels crimes
en vertu du droit international coutumier.
Par ailleurs,
la FIDH considère que "les lois d'amnistie ayant
pour objet d'effacer les crimes les plus graves sont incompatibles
avec le droit international des droits de l'Homme" tel
que reconnu par la coutume internationale et les principes généraux
du droit. Avec une telle amnistie, la France viole en particulier
son obligation internationale d'assurer aux victimes le droit
à un recours en justice effectif.
La FIDH
en appelle donc à la responsabilité des autorités
judiciaires françaises compétentes afin qu'elles
prennent toutes dispositions utiles pour engager les poursuites
nécessaires à l'encontre du Général
Aussaresses et de tous autres que l'information pourrait révéler
et ce, dans les meilleurs délais.
La FIDH
a constitué en tant qu'avocat son Président d'honneur,
Maître Patrick Baudouin.
E. MAIL
: fidh@fidh.org - INTERNET:
http://www.fidh.org
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