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Paris
le 19 décembre 2001
Alors que
le Président Abdelaziz Bouteflika est en visite officielle
à Bruxelles ces 18 et 19 décembre afin de parapher
un Accord qui liera l'Union européenne et l'Algérie,
la FIDH a écrit aux responsables européens afin
d'attirer leur attention sur la situation des droits de l'Homme
en Algérie.
Les organes
des Nations Unies composés d'experts indépendants
- comme le Comité des droits de l'Homme, le Comité
sur l'élimination de la discrimination à l'encontre
des femmes, le Comité sur les droits économiques
et sociaux, etc - ont de manière répétée
mis en évidence la responsabilité directe des
autorités algériennes pour les violations des
droits humains (civils et politiques, mais également
économiques et sociaux) et déploré l'impunité
totale dont bénéficient leurs auteurs.
Par ailleurs,
les autorités algériennes ne respectent pas leur
engagement de collaborer avec les organes des Nations Unies
dans le domaine des droits de l'Homme : elles n'ont pas permis
la visite des rapporteurs de l'ONU qui ont pourtant demandé
à s'y rendre (Rapporteur spécial sur les exécutions
sommaires, Rapporteur spécial sur la torture, Groupe
de travail sur les disparitions forcées, etc). Elles
n'ont pas non plus répondu aux demandes des organisations
non-gouvernementales de défense des droits de l'Homme
de se rendre en Algérie.
L'Accord
d'association qui liera l'Union européenne et l'Algérie
inclut une clause consacrant le caractère essentiel des
droits de l'Homme et des principes démocratiques dans
les relations entre les parties. Or, ce type de clause est jusqu'à
présent resté lettre morte - les exemples de la
Tunisie et d'Israël, liés à l'Union européenne
par des clauses identiques, en témoigne de manière
flagrante.
La FIDH
attend aujourd'hui de l'Union européenne qu'elle demande
au Président Bouteflika de respecter les conventions
internationales en matière de respect des droits de l'Homme
ratifiées par l'Algérie et qu'il collabore avec
les organes des Nations Unies, préalable indispensable
à toute amélioration de la situation des droits
humains en Algérie.
Contact
presse : +33 (0)1 43 55 25 18
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