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Depuis
ce
matin
les
forces
de
police
turque
sont
entrées
dans
plusieurs
quartiers
où
sont
détenus
les
prisonniers
politiques
pour
tenter
d'en
extraire
les
grévistes
de
la
faim
en
majorité
membres
du
DHKP-C,
tous
dans
un
état
très
critique,
parfois
irréversible,
puisque
refusant
de
s'alimenter,
pour
200
d'entre
eux,
depuis
plus
de
60
jours.
Les
tensions
sont
toujours
extrêmement
vives
en
fin
d'après
midi
ce
jour
et
l'incursion
de
forces
armées
à
l'intérieur
des
pénitenciers
a
donné
lieu
à
des
affrontements
d'une
particulière
violence.
Les
détenus
politiques
non
grévistes
en
signe
de
solidarité
se
sont
en
effet
opposés
à
l'enlèvement
forcé
de
leurs
co-détenus
malades
et
les
forces
de
l'ordre
ont
très
rapidement
riposté
par
le
feu
à
ceux
qui
tentaient
de
leurs
résister.
Des
prisonniers
en
grève
ont
fait
choix
de
s'immoler
par
le
feu.
La
FIDH
condamne
avec
la
plus
grande
fermeté
l'usage
aveugle
de
la
force,
par
qui
que
ce
soit,
et
au
premier
chef
par
les
autorités,
le
fanatisme,
et
déplore
l'incapacité
des
autorités
turques
d'assurer
une
sécurité
minimale
dans
les
prisons,
autrement
que
par
le
recours
aux
armes.
Cette
année,
comme
en
1996,
déjà
Ankara
n'a
pas
su
apporter
d'autre
réponse
aux
problèmes
de
surpopulation
carcérale
et
d'insécurité,
plus
accrus
que
jamais,
qu'elle
a
tolérés,
en
ne
sanctionnant
pas
la
détention
d'armes
par
les
prisonniers,
de
droit
commun
notamment,
qu'en
ayant
recours
à
la
solution
de
l'isolement
des
prisonniers
politiques.
Ceux-ci,
avant
tout
attachés
à
la
vie
collective,
refusent
d'être
confinés
dans
des
cellules
individuelles.
Plutôt
que
d'opter
pour
la
négociation,
un
grand
nombre
de
ces
détenus,
répondant
au
mot
d'ordre
de
leur
mouvement,
ont
choisi
la
gréve
jusqu'à
la
mort,
le
sacrifice
de
leur
vie
pour
la
victoire
de
leu
cause.
La
FIDH
regrette
que
des
solutions
aussi
extrêmes,
et
vouées
à
l'échec,
aient
été
choisies
.
La
FIDH
appelle
avec
la
plus
grande
insistance
les
autorités
à
renoncer
immédiatement
à
l'usage
disproportionné
de
la
force,
et
à
faire
en
sorte
qu'une
solution
pacifique
soit
trouvée
au
plus
vite,
respectueuse
à
la
fois
des
vies
humaines
aujourd'hui
en
danger,
et
qui
doivent,
par
tout
moyen,
être
sauvegardées.
Elle
leur
demande
également
à
ne
pas
faire
obstacle
à
la
mobilisation
de
la
société
civile
en
soutien
des
familles
des
détenus
et
à
cesser
toute
forme
de
répression
à
leur
encontre.
Elle
invite
par
ailleurs
les
dirigeants
des
mouvements
de
grévistes
à
intervenir
auprès
de
leurs
compagnons
de
cellule
pour
qu'ils
cessent,
sans
délai
leur
grève
et
reçoivent
les
soins
urgents
qui
leur
sont
indispensables.
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