Maroc
:
Publication
du
droit
de
réponse
de
la
FIDH
au
Journal
Le
Matin
|
Droit
de
réponse
de
la
FIDH
à
l'article
"
Monsieur
El
Midaoui
reçoit
le
président
de
la
FIDH
;
Intérêt
grandissant
pour
les
efforts
du
Maroc
dans
le
domaine
des
droits
de
l'Homme"
paru
dans
Le
Matin
du
21
décembre
2000
La
Fédération
internationale
des
ligues
des
droits
de
l'Homme
(FIDH)
est
scandalisée
par
la
parution
dans
vos
colonnes
de
l'édition
du
jeudi
21
décembre,
d'un
article
prétendant
relater
la
discussion
que
j'ai
eue
la
veille
avec
Monsieur
Midaoui,
Ministre
de
l'Intérieur.
Non
seulement
à
aucun
moment
lors
de
mon
dernier
séjour
au
Maroc
je
n'ai
fait
de
déclaration
à
la
presse
mais,
en
outre,
cet
article
me
prête
des
propos
que
je
n'ai
jamais
tenus.
En
effet,
loin
de
souligner
"
les
efforts
inlassables
déployés
par
le
gouvernement
de
Sa
Majesté
et
le
Roi
"
dans
le
domaine
des
droits
de
l'Homme,
la
FIDH
a,
bien
au
contraire,
fait
part
au
Ministre
de
sa
grande
préoccupation
quant
à
l'évolution
de
la
situation
des
droits
de
l'Homme
au
Maroc.
Elle
a
en
particulier
évoqué
la
récente
expulsion
d'un
journaliste
de
l'Agence
France
Presse,
l'interdiction
qui
a
frappé
trois
hebdomadaires
marocains,
la
répression
violente
par
les
forces
de
l'ordre
d'un
rassemblement
de
militants
de
l'Association
marocaine
des
droits
humains,
ainsi
que
d'une
manifestation
d'islamistes.
Ces
atteintes
aux
libertés
d'expression
et
de
manifestation
pacifique
portent
atteinte
à
la
transition
que
connaît
le
Maroc
et
dont
la
FIDH
a
pris
acte.
Tels
ont
été
les
propos
que
la
FIDH
a
tenus
devant
le
Ministre
de
l'Intérieur.
Dans
ce
contexte
troublé,
c'est
pour
manifester
son
soutien
à
ceux
qui
cherchent
à
uvrer
en
faveur
de
la
construction
de
l'Etat
de
droit
au
Maroc
que
la
FIDH
entend
tenir
son
prochain
Congrès
dans
ce
pays.
A
l'heure
où
certains,
au
Maroc,
souhaitent
débattre
de
la
déontologie
de
la
presse,
c'est
avec
stupéfaction
que
nous
avons
pris
connaissance
de
cet
article,
qui
n'honore
pas
son
auteur.
Paris,
le
28
décembre
2001 |
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