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Hier
samedi
9
décembre,
un
rassemblement
pacifique
organisé
par
l'Association
marocaine
des
droits
humains,
AMDH,
membre
de
la
FIDH,
à
l'occasion
du
cinquantième
deuxième
anniversaire
de
la
DUDH,
a
été
dispersé
par
la
force.
37
membres
et
responsables
du
Forum
Vérité
et
justice
et
de
l'AMDH
(dont
son
président,
le
bâtonnier
Abderrahmane
Benameur)
ont
été
arrêtés
et
sont
présentés
en
ce
moment
même
à
la
justice.
Ce
matin,
dimanche
10
décembre,
un
autre
rassemblement
organisé
par
le
mouvement
islamiste
non
autorisé
Al
Adl
wa
Al
Ihssane,
a
été
dispersé
tout
aussi
brutalement.
Des
dizaines
de
personnes
auraient
été
arrêtées.
Par
ailleurs,
vendredi
8
décembre,
Me
Abderrahim
Jamaï
et
Hammadi
Menni,
avocats
des
hebdomadaires
le
Journal
et
Assahifa,
interdits
la
semaine
dernière,
se
sont
présentés
au
tribunal
de
première
instance
de
Casablanca
pour
déposer
le
dossier
préalable
à
la
parution
de
deux
nouveaux
titres
:
le
journal
hebdomadaire
et
Assahifa
Al
Oussbouia.
Informés
que
le
Procureur
du
Roi
serait
absent,
ils
ont
remis
le
dossier
au
Substitut
du
Procureur
qui
a
refusé
de
leur
remettre,
comme
l'exige
la
loi,
un
récépissé
de
dépôt.
La
FIDH
exprime
son
extrême
inquiétude
face
à
ces
atteintes
aux
libertés
d'expression
et
de
rassemblement
pacifique,
qui
semblent
traduire
un
durcissement
du
régime,
et
qui
constituent
une
violation
tant
de
la
constitution
marocaine
que
des
traités
internationaux
de
protection
des
droits
de
l'Homme
auxquels
le
Maroc
est
partie.
Elle
demande
la
libération
des
personnes
arrêtées
et
réitère
son
espoir
de
voir
lever
l'interdiction
des
trois
hebdomadaires.
Elle
assure
les
journalistes
marocains
et
les
défenseurs
des
droits
de
l'Homme
au
Maroc
de
son
entière
solidarité.
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