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La FIDH
tient à exprimer sa plus vive indignation après
la découverte d'un charnier de 57 corps dans la forêt
du Banco, aux alentours d'Abidjan, et adresse ses plus sincères
condoléances aux familles des victimes. Elle dénonce
avec vigueur les violences ethnico-religieuses qui se sont déroulées
à Abidjan et dans le reste du pays ces jours derniers.
Le massacre de la forêt du Banco n'est que le dernier
épisode connu d'une campagne politique continue de manipulation
des sentiments d'intolérance et de haine. La FIDH demande
que toute la lumière soit faite sur ces assassinats,
mais également sur les arrestations et détentions
liées à ces événements.
Elle
prend acte du retour au calme qui semble régner aujourd'hui
dans le pays et accueille avec intérêt l'acceptation
par le nouveau gouvernement ivoirien d'une commission d'enquête
internationale sur les violations des droits de l'Homme en Côte
d'Ivoire. La FIDH accepte d'effectuer une telle enquête
et propose que cette commission travaille non seulement sur
les événements récents mais qu'une enquête
approfondie puisse être diligentée sur l'ensemble
des violations commises tout au long de la période de
transition.
La FIDH
encourage également les autorités à mettre
en place dans les plus brefs délais des programmes d'éducation
à la tolérance et aux respects des droits de l'Homme,
en particulier dans les régions qui ont connu de graves
violations.
La Côte
d'Ivoire est un pays dont la stabilisation ou la déstabilisation
entraînent des répercussions importantes pour les
populations y vivant, pour sa propre situation socio-économique,
mais également pour toute la sous-région. Toute
la lumière doit être faite sur les violences ethniques
et religieuses qui s'y sont commises, afin d'empêcher
qu'elles se réitèrent. Les auteurs de ces crimes
doivent être jugés afin que les populations de
Côte d'Ivoire puissent panser leurs plaies et participer
à la reconstruction d'un pays libre, démocratique
et tolérant.
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