Sur ce deuxième point, nous rappellerons d’ores et déjà
que les droits de l’Homme ne se divisent pas en catégories
qui seraient d’importance inégale. Tout au contraire, les
libertés civiles et politiques, les libertés individuelles et
collectives comme les droits économiques, sociaux et
culturels forment un tout et constituent un ensemble de
droits indivisibles. Tout autant qu’indivisibles, les droits de
l’Homme sont universels : quelles que soient les
spécificités des situations, celles-ci ne peuvent déroger à
un socle commun propre à l’Humanité toute entière.
Enfin, le fait que la Polynésie française ne connaisse pas
de violations massives et sanglantes des droits de
l’Homme ne peut, en aucune manière, dispenser
d’appréhender l’état des droits de l’Homme qui y prévaut.
A suivre ce raisonnement, l’on en viendrait à justifier des
atteintes aux droits de l’Homme au motif que des atteintes
autrement plus graves se produiraient ailleurs. On voit
bien qu’en adoptant une telle méthode d’analyse, on
abandonnerait vite la recherche du plus haut niveau
possible de respect des droits de l’Homme pour se
contenter, en fait, d’un relativisme qui ne conduirait qu’à
une dégradation constante des droits de l’Homme.
Une telle démarche conduirait à considérer que les droits
de l’Homme sont un corpus figé alors qu’ils sont en
évolution permanente et qu’ils impliquent la recherche
d’une amélioration constante.








