Considérant qu’en 2009 ainsi qu’au début de l’année 2010, le SPDC a commis de graves crimes internationaux, y compris des exécutions extrajudiciaires, de l’esclavagisme, le déplacement forcé de centaines de milliers de civils, des arrestations et des détentions arbitraires, des actes de tortures, des viols et violences sexuelles contre des femmes, en particulier dans les zones où vivent les minorités ethniques, des persécutions à l’encontre des minorités et le recrutement d’enfants soldats. Il existe des preuves irréfutables démontrants que ces exactions massives et systématiques sont le fait d’une politique d’Etat et que les crimes du SPDC constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Accueillant avec satisfaction le dernier rapport du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme au Myanmar, le Professeur Quintana, présenté le 15 mars 2010 au Conseil des Droits de l’Homme, notamment sa recommandation aux Nations Unies d’établir une Commission d’enquête sur les crimes internationaux commis en Birmanie comme plaidé par la FIDH.
Alors que les mécanismes des droits de l’Homme des Nations Unies et que les partenaires de la FIDH n’ont cessé de documenter et de condamner la liste croissante des exactions commises par le SPDC, ce dernier continue de nier avec aplomb les abus. Comme par le passé, le SPDC a nié la présence de prisonniers politiques dans le pays à l’occasion de la dernière visite en Birmanie du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme en Birmanie, Tomás Ojea Quintana. La condamnation emblématique en août 2009 de Daw Aung San Suu Kyi à 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence dans un procès douteux fondé sur des accusations criminelles fallacieuses et exagérées illustre la volonté du SPDC d’assurer que Daw Aung San Suu Kyi ainsi que la plupart des 2 100 autres prisonniers politiques ne pourront pas prendre part aux élections de 2010 organisées par le SPDC. De plus, depuis janvier 2009, 111 personnes ont été condamnées par le SPDC àdes peines allant jusqu’à 104 ans de prison, sur le fondement de lois réprimant les libertés d’expression et d’association ;
Exprimant ses sérieuses préoccupations quant à la situation actuelle et sa crainte q’à l’approche des élections, le régime militaire Birman réprime encore plus violemment les dissidents politiques et les défenseurs des droits de l’Homme ainsi que les minorités ethniques.
Considérant que les réformes démocratiques ainsi qu’un véritable changement en Birmanie n’interviendront que moyennant le respect des droits de l’Homme et une réconciliation nationale effective, et que la situation des droits de l’Homme en Birmanie a un impact sur tous les pays de la région, le Congrès de la FIDH :
Encourage les ONG de tous les pays à :
Encourage le Conseil d’État pour la Paix et le Développement à :
Encourage les Nations unies et les gouvernements nationaux à :








