La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et son organisation membre, Sudan Organisation Against Torture (SOAT), dénoncent fermement la remise en liberté par les autorités soudanaises de Ali Muhammad Al Abd-Al-Rahan (alias Ali Kushayb), pour "manque de preuve", selon le ministre des affaires étrangères Lam Akol, qui a fait une déclaration publique à ce sujet hier.
Ali Kushayb, chef de milice Janjaouid, fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) le 27 avril 2007 pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2003 et 2004. [1]
"La remise en liberté de Ali Kushayb, faisant l’objet de 51 chefs d’accusation de meurtre, viol, actes de torture et autres crimes graves commis contre des civils, peu après la nomination de Ahmed Haroun, autre suspect de crimes de guerre recherché par la CPI, à la tête d’un comité d’enquête sur les violations des droits de l’Homme au Soudan, [2] est une insulte aux victimes, démontre d’un manque total d’engagement du gouvernement soudanais envers la justice et diminue sérieusement les possibilités de mettre fin à l’impunité pour les crimes commis au Darfour et d’arriver à une paix durable dans la région", a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.
La FIDH et SOAT :







