Maître Abbou, un avocat et défenseur des droits de l’Homme, membre du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) et de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP), était détenu depuis le 1er mars 2005. Il avait été condamné après avoir notamment publié des articles sur les conditions de détention en Tunisie, comparant les geôles tunisiennes aux prisons d’Abu Ghraib. Son procès avait été entaché d’irrégularités, Maître Abbou ayant notamment été torturé lors de sa détention provisoire[1].
Si l’Observatoire se félicite de cette libération, la situation des droits de l’homme n’en reste pas moins préoccupante en Tunisie où les libertés d’expression et d’opinion sont systématiquement violées et la protection judiciaire contre ces violations inexistante. Défendre les droits de l’homme en Tunisie reste jusqu’à ce jour une mission périlleuse, comme en témoignent l’ensemble des procès iniques intentés contre la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), les campagnes incessantes de harcèlement à l’encontre des membres du CNLT et d’autres ONG de défense de droits de l’Homme, ainsi que les obstacles permanents aux libertés de réunion et d’association.










