Cette avancée majeure réaffirme l’attachement du Maroc aux droits humains tels qu’ils sont universellement reconnus, et répond également aux revendications continuellement exprimées par l’ADFM à travers ses communiqués, interpellations et rapports parallèles à ceux du gouvernement ainsi que dans ses nombreuses campagnes nationales et régionales.
Le protocole facultatif à la CEDAW, permet d’enregistrer les plaintes des femmes qui ont épuisé tous les recours nationaux pour faire prévaloir leurs droits. Il reconnaît la compétence du « Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes » en ce qui concerne la réception et l’examen de ces plaintes.
Il est à rappeler que l’adhésion à ce protocole, avait été annoncée par le Maroc en 2006 en prévision de sa candidature au Conseil des Droits de l’Homme et que la levée des réserves avait été annoncée dans la lettre Royale de 2008 à l’occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Toutefois, aucune mesure concrète n’avait été prise, malgré les nombreuses interpellations de la société civile.
Aussi, l’ADFM salue l’adoption de ce projet de loi qui permettra au Maroc de disposer d’un mécanisme à même de donner effet à la CEDAW et ce au niveau de :
Dans un contexte marqué par la volonté d’instaurer un Etat démocratique et moderne, l’ADFM appelle le Parlement à adopter dans les meilleurs délais ce projet de loi afin de garantir aux femmes marocaines une pleine jouissance de tous leurs droits et permettre de concrétiser ainsi, de manière effective, la pleine citoyenneté et l’égalité de tous les citoyens et citoyennes dans un Maroc démocratique et de progrès.









