Le présent rapport, fondé sur des entretiens avec d’anciens prisonniers, des membres de leurs familles, des avocats et des représentants d’organisations non gouvernementales dresse un constat accablant des conditions des détenus au Bélarus.
Les prévenus et les accusés sont systématiquement privés de protection juridique. Les conditions de détention des prisonniers administratifs se sont révélées particulièrement dures : surpopulation carcérale, absence de lits dans les cellules, privation régulière de douche et de promenade, interdiction de recevoir des colis alimentaires, mauvaise qualité de l’eau et de la nourriture. Les centres de détention du Ministère de l’intérieur sont également surpeuplés. Les cellules sont mal aérées en été et mal chauffées en hiver, la nourriture est de mauvaise qualité et une épidémie de tuberculose sévit parmi les prisonniers. Les prisonniers placés en quartier disciplinaire se retrouvent de fait détenus au secret : certaines cellules ne sont pas chauffées et leur taille ne permet aucune activité physique. Les portions alimentaires de ces prisonniers sont réduites. Les conditions de transport des prévenus vers les tribunaux sont également extrêmement préoccupantes : les personnes peuvent être privées d’eau et de nourriture pendant plusieurs jours.
Les chargés de mission ont également recueilli des témoignages faisant état de torture et traitements inhumains et dégradants au cours des instructions administratives et pénales, où les passages à tabac et les humiliations de toutes sortes sont fréquents.
En conclusion du rapport, la FIDH et le Centre bélarus des droits de l’Homme « Viasna », appellent notamment les autorités bélarusses à :
Le rapport est disponible sur le site en versions anglaise et russe :
Version russe
Version anglaise










