Natalia Estemirova travaillait pour « Memorial » depuis 2000. En automne 2007, la FIDH avait invité à Paris sa partenaire de longue date à participer aux commémorations du premier anniversaire de l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaya dont elle était très proche. Elle fut d’ailleurs la première a recevoir le prix Anna Politkovskaya.
Depuis de longues années et jusqu’à ces tous derniers jours, Natalia Estemirova travaillait sur des cas de disparitions et d’exécutions arbitraires commises par des forces tchétchènes, et dénonçait les multiples pressions à l’encontre des familles de combattants indépendantistes, dont les maisons étaient incendiées. Elle était l’une des rares à contredire, arguments à l’appui et en toute honnêteté, le discours triomphaliste des autorités tchétchènes et russes sur la reconstruction et la « pacification » de la république.
« Avec Natalia, la FIDH perd une partenaire et une compagne de longue date. C’était une femme de courage à la détermination inflexible, a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. Aux côtés de Mémorial, la FIDH continuera à défendre les droits de l’Homme dans le Nord-Caucase et à soutenir tous les défenseurs des droits de l’homme russes et tchétchènes ».
La FIDH demande :
Pour plus d’informations, lire le communiqué de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH/OMCT)
http://www.fidh.org/Murder-of-another-major-human









