La FIDH publie un rapport sur la gestion de la rente pétrolière au Congo Brazzaville. 70 % de la population congolaise vit en-dessous du seuil de pauvreté. Pourtant, le pétrole est un important potentiel économique représentant 67 % du PNB, 95 % des exportations et 78 % des revenus de l’Etat .
Face à ce constat, la FIDH a mandaté une mission d’enquête internationale afin de répondre à une double interrogation :
- Pourquoi un pays doté d’un tel potentiel économique voit sa population dans une telle précarité ?
- Où va l’argent du pétrole et à quoi sert-il, puisqu’il ne permet pas une amélioration des droits fondamentaux de la population, comme l’y obligent pourtant les conventions internationales qu’il a ratifiées ?
Pour répondre à ces questions, la FIDH s’est livré notamment à une analyse du budget de l’Etat et des mécanismes de gestion de la rente pétrolière, principale « recette » du budget.
Le rapport de mission fait état d’importantes violations des droits de l’Homme. Il détaille la responsabilité de l’ensemble des acteurs concernés par le pétrole au Congo-Brazzaville et formule des recommandations à l’attention de chacun d’eux. Ce rapport est publié à l’occasion des journées pétrolières organisées à Brazzaville par la Société nationale des pétroles Congolais (SNPC), du 19 au 21 mai.