En février 2011, à l’instar des révoltes en Tunisie et en Égypte, un mouvement de contestation s’est développé pour réclamer de profondes réformes politiques et sociales au Bahreïn. En réponse à ces manifestations pacifiques, l’armée a tiré sur les manifestants et des troupes de la force commune de coopération du Golfe sont intervenues.
Une brutale répression est à l’origine de plusieurs dizaine de morts, de centaines de blessés et d’arrestations arbitraires.
Au cours des dernières semaines, les manifestations ont baissé en intensité mais la répression s’est faite plus forte s’étendant également à des médecins et du personnel médical. Les défenseurs des droits de l’homme quand ils ne sont pas arrêtés voire disparus, sont victimes d’actes d’intimidation devenus systématiques.
Licenciement massif dans les usines et les entreprises, censure et poursuites contre les journalistes sont autant d’autres réponses données par le gouvernement aux aspirations de liberté et de justice sociale.