Aucune information n’a pu être obtenue concernant le lieu et les conditions de détentions de ces personnes. Aussi, nos organisations craignent que ces personnes ne soient l’objet de mauvais traitement durant leur détention.
Par ailleurs, la FIDH et l’OMCT rappellent que M. Michel Kilo, président de l’Organisation pour la défense des libertés d’expression et de la presse, est détenu depuis le 14 mai 2006, après s’être rendu à une convocation des services secrets à Damas (cf. appel urgent de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’OMCT et de la FIDH, du 15 mai 2006). M. Kilo a comparu devant la justice le 17 mai 2006 et a été formellement inculpé pour les charges d’« affaiblissement de la morale nationale » et d’« incitation à la lutte partisane ».
Cette vague de répression s’inscrit en représailles directe de la diffusion le 12 mai 2006, d’une pétition signée par environ 500 personnes, appelant à une normalisation des relations entre le Liban et la Syrie. Cette pétition, d’une importance toute particulière, est une initiative conjointe d’intellectuels et de défenseurs des droits de l’Homme syriens et libanais, la première de la sorte.
Nos organisations, extrêmement inquiètes concernant le sort de ces personnes, demandent aux autorités syriennes de garantir en toutes circonstances leur intégrité physique et psychologique et de procéder à leur libération immédiate, leur détention ne visant en effet qu’à sanctionner leur liberté d’expression et d’opinion.
Plus généralement, la FIDH et l’OMCT appellent les autorités syriennes à se conformer aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme, ratifiés par la Syrie, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998.









