En Birmanie, les violations des droits de l’Homme perpétrées par la dictature sont quotidiennes. Privés du droit de choisir leur propre gouvernement, les Birmans voient leurs libertés les plus fondamentales bafouées - recours au travail forcé, violations des libertés d’expression, de réunion, d’association, ou encore des droits à la santé et à l’éducation. Malgré cela, l’investissement de TOTAL dans ce pays contribue à maintenir le régime militaire en lui fournissant une source importante de devises, en plus d’une caution morale et politique. Les contrats passés par TOTAL avec la junte militaire comptent, en effet, parmi les plus importants pour la Birmanie (environ 7% du budget estimé de l’Etat). La FIDH participe activement, au sein d’un collectif d’ONG, à la campagne « Total pollue la démocratie », qui demande régulièrement des comptes au dirigeants de TOTAL ou encore tente d’informer les actionnaires des pratiques de la societé en Birmanie. La FIDH soutient également la procédure judiciaire en cours contre TOTAL en Belgique.